Pourquoi ce blog ?

« Mais quel est le rapport entre les lapins rieurs urgentistes et la L.R.U. , cette chose dont nous ont parlé les gens qui ont bloqué la fac ? C'était bien sympa d'ailleurs, pas cours le mardi ni le jeudi! Et puis ça c'est arrêté; pfff ils font chier les bloqueurs. Ca doit être à cause des partiels; et puis en même temps j'ai vu à la télé que l'UNEF a obtenu des sous pour les étudiants. C'est bien apparemment. »
Pour répondre à la première question, ce sont les 3 premières lettres...

Ce blog a été créé pour répondre aux étudiant-e-s du campus qui ne se sentent pas concerné-e-s par la LRU, à ceux/celles qui se contentent de l'actualité distillée par les grandes chaînes, ou à celles/ceux qui croient que le mouvement peut se faire sans elles/eux.

En effet, tu auras remarqué que nous avons arrêté le blocage, action usante et qui n'a pas du tout joué son rôle principal de catalyseur à la prise de conscience citoyenne; mais nous n'avons pas pour autant arrêté notre lutte.
Aujourd'hui, les mesures gouvernementales visant à réformer casser l'Université publique se bousculent au train de la LRU. Et oui, la LRU, ça n'est qu'un début; la logique d'action gouvernementale est finement orchestrée, graduée à en devenir presque cynique... En janvier, c'est des organismes de recherche publique dont risque d'annoncer le démantèlement pur et simple!

C'est donc dans une tentative mi-désespérée mi-alter-pédagogique que nous avons créé ce blog, au nom, nous l'espérons, accrocheur, pour susciter un regain d'intérêt de la part des étudiant-e-s à propos de mesures que nous trouvons graves et qui les concernent DIRECTEMENT; même si, "malheureusement" ça n'est qu'à moyen terme, sur l'échelle d'une scolarité dans le supérieur...
A l'assemblée générale du 21 novembre, tu t'en étais surement rendu compte d'ailleurs, puisque que nous nous étions prononcé pour l'abrogation de la LRU à 919 contre 136 votant-e-s!

Maintenant que tu as eu le courage de lire tout ce paragraphe introductif, pourquoi ne pas t'attarder sur ce blog pour approfondir le sujet de la LRU, en te servant de ton statut privilégié de citoyen et plus seulement en consommat-eur/rice passif ?!

dimanche 16 décembre 2007

Le texte qui suit est une prise de position intéressante et claire (même si on peut toujours discuter...). En tout cas, cet écœurement d'une prof vis-à-vis de la politique de répression qui sévit sur sa fac (et en majorité en France dans les facs mobilisées) montre qu'un certain seuil de tolérance aux méthodes sarkozystes est en passe d'être franchi pour de plus en plus d'enseignants. Coté étudiant on l'a franchi depuis longtemps...


Lettre ouverte d’une enseignante de Lyon II

Bonjour à tous,

Ma fac (Lyon II) s'enfonce tous les jours un peu plus dans le mépris des étudiants et dans un logique policière qui m'inquiète profondément.,

Les médias ne nous suivent pas, ne relayent rien, s'auto censurent ou se font censurer.,

Tout a commencé avec la Loi Pécresse de réforme des Universités, signée dans la précipitation cet été par le président de la fac, Monsieur Journès.

Certains étudiants et enseignants s'opposent à cette loi., Les étudiants ont choisi le blocage de l'Université comme mode d'action. On peut être pour ou contre, je ne suis pas sûre que ce choix ai rendu service aux manifestants et à leur image mais aujourd'hui, à la limite, peu importe. On a, pour l'instant, dépassé ce débat.,

Depuis quelques jours, le président de l'Université a fait appel aux "forces de l'ordre" : des vigiles privés, très jeunes, non assermentés, arrogants et dépassés par les événements, patrouillent dans la fac avec au bras un brassard orange marqué "Sécurité".

Ils apostrophent tout le monde, tutoient tout le monde, et nous demandent de justifier de notre présence dans l'Université en montrant notre carte "cumul" (une carte magnétique d'étudiant ou d'enseignant qui sert aussi de carte de bibliothèque et de carte... de paiement dans l'enceinte de la fac... ce qui, en soit, ne me plaît déjà pas beaucoup).,

Il semble bon de rappeler qu'une Université est, selon la loi, un "établissement public à vocation scientifique et culturelle"..., Les étudiants qui manifestaient scandaient à l'encontre des vigiles, hier matin : "Voyous, racailles."

Car certains d'entre eux s'amusent à retenir les étudiantes pour les draguer, d'autres en sont venus aux mains avec des étudiants de leur âge, une étudiante a été "étranglée" avec son écharpe pour qu'elle dégage un passage.,

A l'entrée principale du campus de Bron, et rue Chevreul sur lle campus des quais du Rhône, dès 7h30 le matin, tous les jours, les CRS arrivent pour déloger les étudiants qui protestent. 9 cars de CRS devant le campus de Bron, 9 cars de CRS devant le campus des quais de Rhône. Ils sont, régulièrement, soutenus par la gendarmerie mobile.,

J'étais là, hier matin. Deux de mes étudiantes m'avaient dit avoir été "molestées" par les CRS la veille et voulaient que j'en sois témoin. Eh bien oui, ils les plaquent au sol, les jettent plus loin, les matraquent dans le ventre et sur la tête.,

Sur les quais, hier, deux leaders syndicaux étudiants (un de Lyon 2, l'autre de Lyon 3) ont été désignés du doigt par des policiers en civil avant d'être poursuivis dans une rue adjacente par les CRS.

Ce qui signifie, nous sommes d'accord, qu'un travail préalable "d'information" a été effectué et que ces arrestations sont ciblées pour détruire les mouvements syndicaux., Les deux hommes sont en garde-à-vue et devraient être déférés à la Justice aujourd'hui même (donc : il existe désormais des comparutions immédiates pour les manifestants, vous serez prévenus). Dans un communiqué odieux et mensonger, la présidence de la fac dit qu'ils sont "extérieurs à l'Université" et que ces arrestations sont survenues après des troubles.

Il n'y a pas eu de troubles autres que la manifestation pacifique, nous sommes plusieurs enseigants à en être témoins.,

Un étudiant a été blessé et, une fois aux Urgences, a hérité de douze points de suture sur le crâne. Des étudiants ont été mis en joue au flashball.,

Des policiers en civils sont toujours là, dont un homme sur mon campus : de "type méditerrannéen", il porte une grosse doudoune noire, un talkie walkie dans une poche, un appareil photo dans l'autre. Lui et ses camarades filment longuement les manifestants. S'ils ont effectivement été convoqués par le président de l'Université dans le seul but de permettre aux étudiants qui veulent suivre les cours d'entrer dans la fac, pourquoi filment-ils ? Doit-on ajouter la DGSE à la liste des membres du personnel de l'université ?, De notre côté, enseignants ou étudiants, ils nous empêchent un maximum de filmer.

Ce qui siginifie que les images disponibles sur youtube et sur dailymotion ne sont pas à la hauteur de la réalité.,

Face à cette situation, plusieurs enseignants, dont je suis, ont refusé de faire cours. Je refuse d'entrer dans une fac investie de forces de police, de gendarmerie et de vigiles privés non assermentés. Je refuse de montrer des papiers d'identité pour me rendre sur mon lieu de travail. Je refuse de me faire bousculer par des CRS. Je refuse de me faire tutoyer avec mépris par des individus que je ne connais pas. Je refuse d'entendre un vigile insulter un de mes collègues (pourtant munis du sac en cuir typique de l'enseignant, pourtant plus honorable que moi dans l'allure avec ses cheveux blancs) en lui disant "J'vais t'fumer toi, j'vais t'fumer.",

Nous ne sommes pas, que je sache, dans un état policier. Ou alors il faut nous le dire clairement, parce que cela signifie que les règles du jeu ont changé. Je croyais que l'on avait le droit de grève dans notre pays., Je crois que ce qui m'inquiète le plus, c'est de recevoir des communiqués de la Présidence affirmant que la situation est désormais "normale".,

SI CETTE SITUATION EST NORMALE, JE DEMISSIONNE.,

D'autre part, pour permettre l'action des ces policiers, militaires et vigiles, toutes les sorties de sécurité sont bloquées. Certains enseignants et étudiants s'obstinent à faire cours dans une ambiance délétère et dangereuse. Ce qu'ils risquent purement et simplement, en cas d'incendie, c'est de brûler vifs dans des locaux qui sont déjà vétustes.,(...) Ce message est, bien sûr, à faire passer si vous en ressentez le besoin.

13 décembre 2007

Alice Verstraeten

le vendredi 14 décembre 2007 à 14h40

lundi 10 décembre 2007

le mouvement n'est pas mort!

Apres quelques journées de blocages, de manifestations, d'AG et autres actions en tout genre, le froid nous a tous quelque peu envahit,le moral s'est vu descendre à 0 pour beaucoup d'entre nous, moi la premiere, qui voyait le mouvement courrir à sa perte pour laisser place au Papa Noël coca-cola......

la question etait: on arrete là et on passe tous nos partiels(et accessoirement on adhere à l'uni)
comme ça on pourra raconter à nos enfants plus tard

comment papa et maman se sont battus pour des causes justes, mais manque de bol, c'est tombé en plein partiels, du coup vous vous taper l'autonomie des université, et ainsi papa et maman racquent pour vous payer la licence d'anglais sponsorisée par Bouygues à la Sorbonne -_______________-v

Mais détrompons nous tous!le mouvement n'est pas mort! du moins c'est ce que j'espère du plus profond de mon être, car la frustration de s'être battus pour rien est pire que tout!

certes les facs se débloquent petit à petit: -Nantes LLSH a débloqué aujourd'hui (à 60 voix près, avec plus de 180 abstentions). (sciences idem, à 860 contre 210)
- Tours: le blocage est toujours maintenu, mais de plus en plus réprimé par les CRS,l'administration; "semaine de trêve négociée avec la présidence après une semaine plus que houleuse(sans partiels sans exams, reprise des cours "pacifique")."
- Toulouse le deblocage a egalement été voté (à verifier!)

certes nous ne nous bougeons plus par les apparences, mais rassurez vous, les esprits bouillonnent plus que jamais de haine, de soif de contester encore et toujours un gouvernement qui saccage notre liberté d'expression,d'education, qui met en peril la transmission du savoir,de la culture etc....

laissons nous le temps de souffler, de passer nos partiels,de manger du foie gras(privilégiés!),tout en informant toujours,avec tracts et affiches qu'on est là et qu'on en a pas fini!

diffusion d'un tract prochainement, tres prochainement!


Kmille

dimanche 9 décembre 2007

La gouvernance des Universités.

Le titre II de la LRU s'intitule "La gouvernance des universités", à l'intérieur on retrouve une quinzaine d'articles évoquant l'organisation et l'administration (art. 2 à 5), le président (art. 6), les conseils (art. 7 à 13), les composantes (art. 14-15), le comité technique paritaire (art. 16) et le contrat pluriannuel d'établissement (art. 17).

Le conseil d'administration est l'organe décisionnel de l'Université, "il détermine la politique de l'établissement".
L'effectif de ce conseil est désormais compris entre vingt et trente membres, alors qu'il pouvait aller de trente à soixante avant la loi. Sa composition évolue avec plus de personnalités extérieurs ("chefs ou cadres dirigeants d'entreprises, acteurs du monde économique et social, représentants des collectivités territoriales") qui seront désormais nommés par le président (à l'exception des représentants des collectivités), mais moins d'étudiant-e-s et de personnels IATOSS. En ce qui concerne les enseignant-e-s chercheurs leur proportionnalité reste plus ou moins la même mais lemode de scrutin est modifié : la moitié des sièges sont d'office accordés à la liste arrivée en tête, les sièges restants sont répartis entre toutes les listes à la proportionnelle. Cette disposition permet alors de dégager une majorité nette parmi les membres élus du conseil.
Avec cette loi, le conseil d'administration accapare la plupart des compétences du conseil des études et de la vie universitaire et du conseil scientifique. Ces deux conseils sont "consultés" et "peuvent émettre des voeux" sur diverses orientations et mesures alors qu'ils les "proposaient" auparavent. Leur pouvoir de proposition se transforme donc en simple consultation.
Quelques décisions du conseil d'administration sont prises "sur proposition du président", et "certaines de ses attributions peuvent être déléguées au président".
--> Cette absence de représentativité au sein du conseil d'administration dénote une volonté de l'Etat d'écarter toujours plus les étudiant-e-s et personnels des instances décisionelles de l'Université au profit des personnalités du monde économique et de l'entreprise. La centralisation des pouvoirs au sein d'un unique conseil restreint et soumis aux volontés du président prouve une présidentialisation du conseil d'administration et un manque visible de démocratie au sein des Universités.

La loi modifie le mode de désignation du président ainsi que la durée de son mandat. Auparavant élu par l'ensemble des membres des trois conseils (70 à 140 personnes) pour une durée de cinq ans non renouvelable, le président est désormais "élu à la majorité absolue des membres élus au conseil d'administration" (13 à 22 personnes) "pour une durée de quatre ans renouvelable une fois".
Les pouvoirs du président sont modifier au travers de ses fonctions. Ceux relatifs à la gestion sont renforcés, en effet, le président "exerce, au nom de l'université les compétences de gestion et d'administration qui ne sont pas attribués à une autre autorité". De plus, les nouvelles donctions du président renforcent son pouvoir sur les personnels : "aucune affectation ne peut être prononcée si le président émet un avis défavorable motivé" (sauf éventuellement pour les premières affectations).
--> Les nouvelles modalités de l'élection du président réduit considérablement la représentation des usagers de l'Université ce qui diminue encore plus le semblant de démocratie existant à l'Université. Le président sensé représenter des milliers d'individus (étudiant-e-s et pesnnels) n'est élu que par une vingtaine de personnes ! Le nouveau pouvoir qu'exerce le président sur les personnels peut entrainer de graves dérives lors de leur nomination. Cette autorité renforcée peut avoir des répercussions sur les contenus de l'enseignement et de la recherche.

En premier lieu, il s'agit donc de donner la toute puissance au président d'Université, pour faire de lui un manager dirigeant de son université comme une entreprise. Il sera en mesure de choisir lui-même le personnel de l'université (droit de veto et risque de clientélisme) et d'en définir les contrats, ce qui engendre donc un risque de précarisation des personnels !

Florian.

Présentation.

La loi no 2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés etresponsabilités des universités (dite loi LRU ou loi Pécresse), initialement intitulée loi portant organisation de la nouvelle université et communément appelée loi d'autonomie des universités, bien que cela n'ait jamais été son titre officiel, est une loi du gouvernement Fillon.

Cette loi a été promulguée cet été sans concertation des premiers usagers que sont les étudiants. Le gouvernement actuel ressort un projet libéral vieux de 20 ans: l'autonomie des universités ! Projet contre lequel nous nous sommes déjà battus et contre lequel nous avons été victorieux (loi Ferry de 2003). Cela va de pair avec le discours plus que rabaché par le gouvernement, renvoyant la responsabilité du chômage sur les formations universitaires alors que celui-ci est du au fonctionnement économique et social de notre société. Dans une logique de casse du service public, il veut faire entrer de force l'Université dans une logique d'entreprise.
Nous ne sommes pas de ceux qui affirment que l'Université française va pour le mieux, qu'il ne faut rien changer et continuer d'avancer dans la direction actuelle. Non, nous n'avons pas les yeux bandés et nous sommes conscient des lacunes de notre système universitaire. Cependant nous ne sommes pas dupes des intentions du gouvernement actuel, des précédents (et du futur ?), nous savons oberserver les différentes orientations et les multiples ré-organisations. En tant qu'étudiants nous nous formons au sein même de ce lieu de vie qu'est l'Université, et nous estimons avoir un droit de regard et un droit de parole sur la façon dont les différentes instances nationales et locales veulent le ré-organiser.

Depuis plusieurs années, les projets de textes, puis projets de lois, et enfin lois portant sur l'Université se succèdent en France. Toutes découlent d'une réfléxion européenne appellée processus de Bologne. En observant donc le système universitaire de nos voisins européens, nous pouvons avoir une vision certaine de notre future Université ! Les lois vont alors continuer de succéder jusqu'à ce que l'enseignement supérieur et la recherche ressemble le plus à cet idéal évoqué dans le processus de Bologne. Parfois, le gouvernement va nous accorder une infime concession qui sera mise à nouveau sur le tapis l'année suivante. Quand on nous fait des promesses, on sait parfaitement qu'elles ne son valables que sur du très court terme (quelques mois seulement).

La loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) concrétise un certains nombres d'attaques et en promet de nouvelles ! Cette loi instaure notamment :
- une réforme des cadres de gestion de l'université : La gouvernances des Universités.
- une autonomie pédagogique et financière : Les nouvelles responsabilités des Universités.

Florian.

vendredi 7 décembre 2007

Bienvenue!


Chose promise, chose due

les etudiant-e-s(glandeurs) de
l'université du Maine et de ses alentours, sont ravi-e-s de vous accueillir sur leur (joli) blog qui revendique plein de choses, et vous informe sur plein de trucs sympa!
par exemple Samedi soir ne ratez pas l'election de miss france 2007, tout en zappant sur le téléthon!;)


mais les etudiants c'est aussi et surtout des personnes qui par vents et marées se mobilisent(par exemple en empechant l'acces aux batiments des différentes ufr du campus)

....POURQUOI?

pour montrer qu'ils sont mecontents de ce que le gouvernement leur propose (la
loi relative aux libertés et à la responsabilité des universités ), qu'ils veulent se battre pour leur avenir et celui de leurs enfants, avec le peu de moyens qu'ils ont(comme le blocage)

bref, pour être plus serieux, ce blog est destiné aux etudiants surtout, mais aussi à ceux qui se sentent concernés de près comme de loin par la L.R.U.

Vous trouverez ici infos locales et nationals,photos,video,débats.....

vous pouvez vous exprimer par les commentaires mais aussi en nous envoyant vos articles sur la boite:

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Kmille